Les outils de la coopération

Outils de régulation

La Maison de Champrieux s’est dotée d’outils : de régulation de la vie collective, de prise de paroles, de circulation de la parole.

  • une organisation coopérative de la Maison d’enfants qui associe les enfants aux décisions de fonctionnement et les responsabilise par le biais d’un Conseil de Maison mensuel préparé par des réunions en petits groupes d’enfants, hebdomadaires; espace de prise en compte de la parole des enfants ;
  • la régulation des conflits qui prend la forme de médiation adultes/enfant et permet que soient parlées les tensions, les incompréhensions à l’origine des conflits ;
  • un Conseil Scientifique pluridisciplinaire destiné à suivre l’expérimentation, à l’analyser et permettre ainsi d’ajuster les pratiques ;
  • l’analyse de pratiques, une fois par mois ;
  • une supervision clinique, trois fois par mois, de type psychanalytique, qui permet l’analyse des pratiques, à travers l’observation de « cas » ;
  • un suivi individualisé des enfants assuré par des psychanalystes/psychologues extérieurs à la structure ;
  • une médiation des rencontres avec les familles assurée par notre association en lien avec les éducateurs de l’ASE ; des rencontres parents/thérapeute/enfant pour permettre de travailler le lien parents/enfant si nécessaire.

Le Conseil scientifique

Conseil Scientifique initial de la Maison de ChampRieux : André Giordan : directeur du Laboratoire d’Épistémologie des Sciences (LDES) de Genève ; Mireille Cifali : psychanalyste et professeur de psychologie clinique à l’université de Genève ; Jean Dessoli  : inspecteur de l’Éducation Nationale (Hérault) ; Bernard Elman  : professeur et co-fondateur du Lycée Autogéré de Paris ; Claire Piete : psychologue clinicienne, ( Belgique) ; Miguel Loreda : psychopédagogue (Belgique) ; Marie-Pierre Watremez : éducatrice de rue à Timisoara (Roumanie).

Conseil scientifique 2019

  • Emmanuelle Bonneville-Baruchel, psychologue clinicienne, maître de conférence en psychopathologie et psychologie clinique à l’université Lumière Lyon 2, membre titulaire du laboratoire Centre de Recherches en Psychopathologie, Psychologie Clinique , « Les traumatismes relationnels précoces » édition Érès
  • Bernard Golse, pédo-psychiatre, psychanalystepraticien hospitalier de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, HP Necker, Paris. « Les destins du développement de l’enfant » Ères
  • Miguel Lloreda, Professeur de lettres, responsable dans des stages de pédagogie institutionnelle, membre du comité de rédaction de la revue Traces de changements et de l’équipe formation du mouvement sociopédagogique « Changements pour l’égalité » (Bruxelles)
  • Marie-Cécile Marty, psychologue clinicienne, psychanalyste, membre de l’École de la Cause freudienne et responsable d’un laboratoire CIEN  (Centre inter-disciplinaire sur l’enfant) à Lyon, « Adolescents de l’illimité » édition Chronique Sociale
  • Claire Piette, enseignante en Lettres, psychologue, responsable d’un laboratoire CIEN à Bruxelles
  • Anaïs Pourtau, éducatrice spécialisée dans un foyer d’adolescents et membre d’un laboratoire CIEN à Lyon, « Adolescents de l’illimité » édition. Chronique Sociale
  • Marie-Pierre Watremez, éducatrice de rue, artiste et enseignante polyvalente itinérante

Supervisions cliniques

Une supervision clinique qui permette de parler les troubles perçus de l’enfant et les réponses éducatives des adultes ; une analyse de la pratique qui aborde davantage les mécanismes institutionnels et inter-personnels de construction de sens et de non-sens au sein de l’institution, de mise à nu des conflits sous-jacents aux fins de les percevoir, de les comprendre et de les dépasser.

La médication

La philosophie de la structure repose sur l’utilisation limitée de médication et uniquement dans l’optique de permettre l’intervention éducative ; le choix est donc d’accepter de « médiquer » si (et seulement si) l’intervention éducative ne permet pas de contenir l’enfant privé « d’enveloppe psychique » et est de ce fait rendue impossible.

La médication s’opère sous suivi pédo-psychiatrique ; elle bénéficie alors du relais éducatif et psychanalytique destiné à modifier le comportement de l’enfant vers plus de contrôle de soi, de socialisation possible.

Ici encore nous avançons sans apriori : c’est au vu de l’évolution comportementale que nous interrogeons le pédo-psychiatre quant à l’opportunité de diminuer ou d’augmenter les doses prescrites, la part de subjectivité individuelle engagée dans cette évaluation pèse donc sur la demande institutionnelle ; la question des méthodes d’élaboration de cette évaluation est ici posée : comment apprécions nous les comportements des enfants, à l’aune de quels repères, quelles sont les limites au-delà desquelles nous n’acceptons pas d’aller, comment apprécions nous la « normalité » comportementale…